Les prédictions lors du confinement étaient la hausse de la demande de maison individuelle, la baisse des prix de l’immobilier et l’exode urbain.

Malheureusement, les sondages avaient, semble-t-il, tort car ils ne prenaient pas en compte les antécédents et surtout le contexte dans sa globalité.

En effet, juste après le premier confinement, la tendance était la volonté de partir des grandes villes, acquérir une maison avec jardin, et devenir propriétaire. Les médias ont largement diffusé ces informations et en ont traduit une tendance forte qui poussait vers la concrétisation. Or, nous apercevons aujourd’hui que le prix de l’immobilier n’a pas baissé et que le marché n’est pas en augmentation.

Ceci s’explique simplement par plusieurs facteurs dont notamment le bilan immobilier de l’année 2019 qui fut plutôt mitigé et le resserrement des conditions d’octroi d’un crédit demandé par le Haut Conseil de Stabilité financière (HCSF) en décembre 2019.

Les ménages moyens qui avaient pour projet d’effectuer leur premier achat immobilier ont été coupés dans leur élan à cause de la crise sanitaire, notamment pour tous ceux qui ont malheureusement perdu leur travail ou une rémunération fixe pendant cette année 2020, et alors qu’il était déjà parfois difficile d’obtenir un prêt lorsque les revenus étaient justes.

Par conséquent, ce projet d’achat a été placé au second plan et ne profitera pas au marché de l’immobilier.

 

De plus, bien que la tendance qui se dégageait était la volonté de vivre dans une maison pour la plupart des franciliens, il s’est très vite révélé que la concrétisation d’un tel projet n’était pas pour tout de suite étant donné que ceux-ci ne sont pas encore prêts à un éloignement trop important des grandes villes.

Certains économistes et experts de l’immobilier estiment qu’en 2021 se profilera une légère baisse de l’immobilier dans les grandes métropoles, ou tout du moins un arrêt de l’augmentation des prix, mais une hausse de l’immobilier en dehors de ces métropoles. Cette tendance qui semblerait logique pourrait être un bon moyen de relancer le marché immobilier de manière progressive et de relancer la côte de certaines villes de province.

Cependant, ce qui se profile à court terme, c’est-à-dire dans les mois à venir, est une stagnation du marché qui va sûrement s’adapter à aux comportements des acheteurs ainsi qu’aux effets de la crise sanitaire.

 

D’ailleurs, le jeudi 17 décembre, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a annoncé un assouplissement des conditions d’octroi des crédits suite à l’annonce du HCSF selon laquelle en 2021, la durée d’emprunt maximum passera à 27 ans et non plus à 25 ans comme il l’avait demandé en décembre 2019. C’est donc une bonne nouvelle car de nombreux ménages pourront accéder à la propriété grâce à cette durée, compromis entre les 25 et 30 ans.

 

Ce qu’il faut retenir, c’est que le marché reste fragile mais qu’il est souvent intéressant de faire une comparaison entre location et achat étant donné les taux encore bas. La Banque Centrale Européenne a notamment demandé que les établissements de crédits continuent d’effectuer des taux bas pour 2021. Par conséquent, il est parfois plus judicieux d’acheter que de louer, selon les circonstances de chacun évidemment.

Concernant l’investissement locatif, il est également encore intéressant de se pencher dessus, que ce soit pour la région parisienne si les prix baissent réellement, que pour la province où les prix ne sont pas abusifs.

En attendant, les experts scrutent à la loupe le marché, étudient son évolution et tentent d’anticiper ses mouvements pour mieux répondre à la demande des acheteurs et des vendeurs !

Catégories : AchatActualité

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